Mes 5 rencontres Arles 2016.

Les rencontres de la photographie Arles 2016

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Arles- Bordeaux, ces trains qui prennent le temps de voyager sont propices à la rêverie, la réflexion, la lecture, et à la rédaction d’un petit billet. Vive ces trains qui savent nous bercer, nous dorloter, nous faire apprécier le Voyage. Maintenant que l’agitation, les bousculades, la frénésie sont derrière moi, je profite de la sérénité du moment pour présenter ce qui est pour moi l’écume de ces rencontres photographiques d’Arles. Hélas, je n’ai pas tout vu et je suis certain d’avoir raté des superbes travaux.

Danila Tkachenko Restricted Areas

 

Danila Tkachenko, Resticted Areas
Si vous passez par Arles, n’hésitez pas ! C’est ma découverte d’Arles ! Il nous fait découvrir les lieux d’une utopie technologique, politique et technocratique révolue. Ils sont abandonnés, oubliés des cartes et des souvenirs. Vous allez les découvrir émergeant d’un paysage enneigé, isolé, délaissé, mais j’y vois encore de la fierté, une cathédrale moderne à cette utopie.

 

Allez voir l’expo, le site, mais ne commandez le livre qu’une fois ma commande sur Amazon faite !

Bernard Plossu Western Colors

 

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Bernard Plossu, Western Colors
L’un des buts de mon voyage. Plossu ne fait que du noir et blanc avec un 50mm accroché à un Nikkormat. Enfin, c’est ce que j’avais entendu lors d’un rencontre organisée à la bibliothèque de Bordeaux. Et bien non, il a fait de la couleur (hooooou le cachotier) ! Et nous offre, en plus, des tirages Fresson ! Plossu en couleur c’est très rare, une exposition entièrement en tirages Fresson c’est tout aussi rare. Le mariage des paysages, du grain et des tonalités font merveille.
Là aussi, ne commandez le livre qu’une fois ma commande faite !

Eikoh Hosoe et William Klein Pas de deux.

On connait tous les photos de butō réalisées par William Klein en 1961.

William Klein Danseurs de Butoh 1961

 

Les rencontres d’Arles nous proposent un pas de deux avec le photographe Eikoh Hosoe.

Kazuo Ono par Eikoh Hosoe

Ne ratez cet entrechat ! Avant d’y aller, ne lisez pas les proses journalistiques, n’écoutez pas les commentaires assassins ou encenseurs, votre impression sera peut être identique à la mienne. J’ai été captivé par les attitudes torturées, le cadrage et le rapport évident avec le décor. Si bien que j’ai eu l’impression que danseur et photographe étaient là même personne. Une sorte d’autoportrait fait en duo. L’interprète Kazuo Ōno prend des poses pour le photographe Eikoh Hosoe. Eikoh Hosoe met en scène Kazuo Ōno. Le mariage est fantastique. Hé oh … Je vous avais demandé de ne rien lire avant d’aller voir l’expo !

 

 

 

Don McCullin

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Don McCullin Early morning Hartlepool 1963
Je connaissais le travail de Don McCullin mais absolument pas ses débuts et ses paysages.  Don McCullin nous prévient  : « Je photographie les paysages du Somerset, région très proche de la légende arthurienne. En hiver exclusivement pour avoir la nudité du paysage sous ce ciel sombre. » J’ai été un peu déçu des tirages manquant de brillant. Peut être un manque d’éclairage… A ne pas rater !

 

William Kentridge et Eamonn Doyle

Deux magnifiques installations.

William Kentridge nous gratifie d’une série d’écran sur 40 de mètres de long accueillant une procession entre danse, dessin animée, musique et ombres chinoises. Ça fonctionne super bien ! J’ai tenté de vous capter les dernières secondes (pas fameux, la vidéo et moi on n’est pas copain copain) alors j’ai utilisé les talents de Google et de Jean Luc Cougy.

 

Eamonn Doyle nous amène dans une rue de Dublin bordée de tirages monumentaux, de dessins, de photos prises sous des angles opposés dans une ambiance sonore particulièrement réussie. Question bouquins c’est un peu râpé « Sold Out ».

Et voilà, j’annonce cinq et on est déjà à sept expos. Bien difficile à départager, classifier, ordonner surtout qu’il y avait aussi « Parfaites imperfections » (super rigolo).
Sans oublier Yan Morvan et ses théâtres de guerre. J’ai eu du mal à m’y repérer, il manquait peut être une carte explicative pour chaque photos comme le fait remarquer Lunettes rouges.
Western camarguais avec Johnny « Pour moi la vie va commencer ».
Charles Freger capture des montres japonais.
Mickaël Akermann nous montre à découvrir ses fameux carnets.
Et puis il y a Yan Gross, Stephanie Solinas,  Zanele Muholi, et puis il a une rétrospective de Hara Kiri… La dame de l’accueil me met en garde sur cette expo pour mes enfants. Je n’ai pas oser lui avouer qu’ils étaient tous les samedis devant Groland…

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